Chronique “Meet the fritzls” par P.Manoeuvrian

Posté dans Actualité le 7 mai 2009 par oghanrecordz

Cela faisait plusieurs années que nous l’attendions, elle est enfin arrivée : la dernière galette de chez Oghan Recordz, nouvelle bombe sonique lâchée dans le paysage musical Yvelinois, ilôt créatif par ailleurs tant envié Outre-Atlantique.

A la première écoute, on sait d’emblée que “Meet the Fritzls” est un album important. Par son impact médiatique et artistique, mais surtout par sa portée politique, il remet en cause sans catastrophisme les canons du genre. C’est “l’Album parfait”, le témoin d’une intelligence artistique sans équivalent, la fresque d’une vie à la quête de la perfection.

D’un point de vue strictement musical, cet EP semble défier toutes les lois de la gravité. Tantôt downtempo, tantôt hardcore, flirtant avec l’abstract hip-hop et le chill-out, Biff Tannen vous prend par la main et vous transporte dans l’intimité de son petit paradis avec le titre estival “Vacances en Thaïlande”, qui vous fait visiter des contrées inexplorées depuis votre salon. Citons également “Outro”, véritable joyau sonore qui semble vous susurrer à l’oreille “Moi aussi, je t’aime” et dont il y a fort à parier que vous ne vous lasserez pas avant un bon moment.

C’est un album empli de poésie, et, pour qui prend le temps de lire entre les lignes, qui fait référence à de nombreux courants philosophiques du XVIIIème et XIXème siècle : Nietzsche et Proudhon mais aussi Marx, Hegel et surtout un autre Josef d’Outre-Rhin, Goebbels celui-ci.

Dans ce nouvel opus, Biff prend des risques, expérimente, découpe, cisaille, lacère, modèle le son pour notre plus grand bonheur. Doté d’un sens du sampling incomparable, il se joue du tempo comme personne et esquive les clichés du genre avec aisance. “Meet the Fritzls“ remet de l’ordre dans le petit monde de la production musicale, prouvant ici avec élégance que la scène new-yorkaise est bien faible, la west-coast est un gag, Atlanta une erreur.
Parcours initiatique qui nous renvoie à nos pensées les plus intimes, à la nostalgie de l’enfance et, comme aurait dit Françoise Dolto, à l’insouciance du stade oral, ce “conte” musical chamboule nos émotions et éveille nos sens. Les pensées d’adultes se mêlent aux rêves d’enfants, et l’on se surprend la main sur la cuisse de son jeune voisin consentant en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Mais certains titres s’adressent sans détour à l’être errant qui est en nous, rappelant tour à tour la chaleur d’un père responsable, la tendresse d’un oncle proche, la force d’un tuteur qui vous aide à devenir homme.
Il est vrai que l’on ressort grandit de l’écoute de “Meet the Fritzls”.

Demeure une question pour les observateurs qui voient Biff évoluer dans cet univers avec un flegme et une maîtrise que lui envient bien des britanniques : Qui choisira-t’il pour le prochain featuring ?

En attendant impatiemment une réponse, les fans les plus fidèles auront peut-être déjà eu le plaisir de découvrir l’import Japonais qui comprend une version Allemande du dansant “Moments magiques”, mais vous trouverez la version officielle de “Meet the Fritzls” chez votre disquaire préféré si son stock n’est pas déjà épuisé.

Oghan Recordz peut se targuer d’avoir en son sein un des producteurs hip-hop à la plume et l’oreille aiguisées, un des DJ les plus créatifs du moment, qui renouvelle le genre sans jamais tomber dans la facilité.

“The Great Biff” comme ses pairs le surnomment déjà, signe là-encore une œuvre majeure d’une classe incomparable, un chef d’œuvre intemporel pour les grands comme les petits.

Philippe Manoeuvrian.

Meet the Fritzls enfin disponible

Posté dans Shop le 12 avril 2009 par oghanrecordz

pochette noir et blanc

Vous pouvez aller sur Myspace ou bien sur Deezer pour une simple écoute  .

Vos commentaires et autres lettres d’insultes sont les bienvenues .

Peace, Biff

 

Oghan All Starz present Meet the Fritzls

Posté dans Shop le 2 avril 2009 par oghanrecordz

Josef Fritzl, 73 ans, qui depuis 1984 a séquestré sa fille dans sa cave, où sont nés sept enfants de l’inceste, est passé aux aveux complets.

A Amstetten, la commune à 100 km à l’ouest de Vienne où le drame s’est déroulé toutes ces années, les voisins interrogés par les médias ont décrit Josef comme un homme aimable, poli, toujours prêt à aider les autres et très attentionné pour ses enfants.

Lundi, il a avoué l’ensemble des faits dont il est accusé, selon le Parquet, reconnaissant avoir séquestré sa fille et trois de ses enfants, ainsi que les relations incestueuses d’où sont nés sept enfants.

Sa fille Elisabeth a subi un calvaire interminable dans un réduit de 60 m2 qu’il avait aménagé dans la cave de sa maison. Violée dès l’âge de 11 ans, elle y a ensuite été séquestrée à 18 ans et y a donné naissance à sept enfants dont l’un est mort.

Josef Fritzl a brûlé le corps de l’un des enfants nés de sa relation incestueuse avec sa fille, séquestrée pendant 24 ans dans sa cave, a annoncé lundi la police autrichienne.

"Un jumeau est mort et le père a reconnu avoir éliminé le cadavre de cet enfant en le brûlant dans la chaudière"

Josef Fritzl, aujourd’hui âgé de 73 ans, a reconnu avoir séquestré sa fille pendant 24 ans, l’avoir soumise à des sévices sexuels dont sont issus sept enfants. Il avait réussi à en adopter trois en faisant croire que la mère, portée disparue en 1984, les avait abandonnés.

Mais personne ne s’est douté une seconde de l’incroyable double vie de ce pêcheur passionné, compagnon de tablée apprécié.

"Il a réussi à bâtir une légende et tout le monde y a cru", a estimé le ministre autrichien de l’Intérieur .

Electricien de formation qui a travaillé dans une entreprise de matériaux de construction, Josef a imaginé un scénario très sophistiqué et plausible.

Avec son épouse Rosemarie, l’homme a eu sept enfants, tous adultes aujourd’hui, et les habitants d’Amstetten se souviennent qu’il s’en était bien occupé.

Lorsqu’il a séquestré sa fille en 1984, il a expliqué à la police qu’elle avait sans doute rejoint une secte. Pour preuve, il avait fait écrire à Elisabeth une lettre adressée à ses parents demandant d’arrêter les recherches.

Jouant de son rôle de père autoritaire, il avait strictement interdit à tout son entourage de se rendre dans la cave en expliquant qu’il s’agissait de son atelier. Lui-même s’y rendait tous les soirs et apportait vêtements et nourriture à sa fille et à leurs enfants.

Lorsque les relations incestueuses ont conduit à des naissances, il a peaufiné son scénario de la fille-mère disparue.

A trois reprises, à quelques années d’intervalle, la fille prétendument disparue a déposé trois de ses bébés à la porte de ses parents, alors qu’elle végétait en réalité dans la cave de l’immeuble avec deux autres bambins.

Josef avait pris soin de lui faire écrire des lettres d’accompagnement comme celle de 1993 : "le bébé a 9 mois, elle aura une vie meilleure chez grand-mère et grand-père qu’avec moi".

A l’aide de ces lettres, le grand-père a pu obtenir la garde officielle des trois enfants prétendument abandonnés par la mère.

Sur la foi de l’enquête en cours sur la disparition de la mère, les services sociaux locaux n’ont pas cherché plus loin.

 

OGHAN ALL STARZ Presents Meet the Fritzls

ALBUM 4 titres Disponible Avril/Mai 2009 :

                             1 -Intro/60m2

                             2 -A domicile

                             3  -Vacances en Thaïlande

                             4  -Interlude

                             5 -Moments magique

                             6 -Lettre

                             7 -Outro

Biff.

WELCOME

Posté dans Actualité le 1 avril 2009 par oghanrecordz

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